Voyager c’est la meilleure chose qui soit, mais si on ne fait pas attention ça peut vite coûter très cher. Eh oui, même dans les pays où le niveau de vie est inférieur au nôtre les dépenses s’accumulent vite et peuvent grandement impacter notre budget. Alors, pour tenir le coup financièrement sur le long terme et éviter de se ruiner, il faut agir avec un peu d’ingéniosité pour économiser sur certaines dépenses (et pouvoir repartir encore plus vite vers un prochain voyage 😝) !
Et vous allez voir que, grâce à quelques conseils malins et un brin d’organisation, il est facile d’explorer de nouveaux horizons tout en maîtrisant son budget. Au fil de mes périples, j’ai appris à dénicher les bons plans, à m’adapter tel un caméléon et à vivre des expériences inoubliables sans me mettre sur la paille.
Voici donc mes 10 conseils, glanés au fil de mes années sur les routes, pour voyager malin et profiter un maximum sans se ruiner.
1. Définir son budget et ses priorités avant le départ
Avant même de boucler son sac à dos, il est essentiel de fixer un budget réaliste en fonction de la durée du séjour et des activités envisagées.
Listez toutes les dépenses prévisionnelles pour avoir une vision globale :
- Transports (avion, train, bus, location de véhicule…).
- Hébergement (hôtel, auberge de jeunesse, camping, couchsurfing…).
- Nourriture (restaurants, courses, petits-déjeuners…).
- Loisirs (excursions, visites, activités sportives…).
- Assurances (rapatriement, annulation, bagages…).
- Frais annexes (visa, vaccins, équipement de voyage…).
Certains postes pèseront forcément plus lourd, à vous de définir vos priorités.
Est-ce que vous préférez mettre le paquet sur les activités ou sacrifier quelques excursions pour vous offrir des nuits plus confortables ? Est-ce que vous voulez tout goûter de la gastronomie locale ou alors vous contenter du simple minimum (riz, patates) ? C’est en répondant honnêtement à ces questions que vous pourrez construire un budget cohérent et adapté à vos envies.
Mon conseil : gardez toujours une marge de manœuvre pour les imprévus et les coups de cœur. Avoir un budget serré au centime près, c’est prendre le risque de se priver et de stresser en permanence. En provisionant environ 10 % de votre budget total pour ce poste “bonus”, vous voyagerez l’esprit plus léger.
2. Voyager hors saison, là où les prix dégringolent
C’est un fait avéré, voyager pendant la basse saison permet de réduire considérablement la facture, que ce soit pour les transports ou l’hébergement. Les prix des billets d’avion et des nuits d’hôtel s’envolent pendant les vacances scolaires et les longs week-ends, c’est mathématique.
En décalant vos dates, ne serait-ce que de quelques semaines, vous profiterez de tarifs nettement plus abordables.
Cerise sur le gâteau, vous éviterez la cohue des sites touristiques pris d’assaut lors des pics de fréquentation.
Farniente sur des plages désertes, visites de sites antiques vides de monde, dégustations paisibles en terrasses… Le voyage hors des sentiers battus a décidément bien des avantages !
Alors certes, la météo sera peut-être un peu moins clémente qu’en plein été (quoique, ça dépend vraiment de la région du globe que vous visitez). Mais, au pire, avec un bon coupe-vent, des chaussures adaptées et l’envie chevillée au corps, ces petits désagréments seront vite oubliés.
Et à la fin, vous vivrez certainement une expérience plus authentique et riche en rencontres que pendant la haute saison et son flot de touristes pressés.
3. Réserver ses billets d’avions avec anticipation pour faire des affaires et économiser
Les early birds ont tout compris. En réservant vos billets d’avion plusieurs mois à l’avance, vous mettez toutes les chances de votre côté pour dénicher des prix imbattables. Les compagnies aériennes proposent régulièrement des ventes flash pour remplir leurs avions, il suffit d’avoir l’œil et d’être réactif.
N’hésitez pas non plus à jouer sur vos dates de vacances pour faire des économies si vos contraintes le permettent. Décaler son vol de quelques jours, voire quelques semaines, peut faire économiser plusieurs centaines d’euros et faire fondre la facture comme neige au soleil.
Les tarifs fluctuent énormément d’un jour à l’autre, en fonction du taux de remplissage et de la politique commerciale du transporteur.
Personnellement, j’utilise des comparateurs comme Skyscanner ou Kayak pour avoir une vue d’ensemble du marché et repérer les meilleurs plans pour mes voyages. Je paramètre des alertes sur les destinations qui m’intéressent pour être informé des baisses de prix et trouver le meilleur moment pour réserver un billet d’avion.
Avec un peu de patience et de flexibilité, il est possible de faire de sacrées économies et de s’envoler pour une bouchée de pain !
4. Privilégier les hébergements bon marché et conviviaux
Le poste hébergement représente souvent une part conséquente du budget voyage. Mais là encore, quelques astuces permettent de réduire significativement la note sans pour autant dormir à la belle étoile.
Voici mes solutions favorites pour me loger à moindre coût à travers le monde :
- Les auberges de jeunesse : on y dort en dortoir, on partage la salle de bain, mais l’ambiance y est souvent chaleureuse et propice aux rencontres. Certains établissements proposent aussi des chambres privatives pour ceux qui souhaitent plus d’intimité.
- Le couchsurfing : ce réseau met en relation voyageurs et locaux prêts à les accueillir gratuitement pour quelques nuits. Une excellente façon de s’immerger dans la culture du pays et de nouer des liens. L’esprit est à la réciprocité et au partage.
- Les appartements et chambres chez l’habitant : de plus en plus de particuliers louent une partie de leur logement aux voyageurs de passage pour les vacances, via des plateformes comme Airbnb. Les tarifs sont généralement plus doux que ceux des hôtels et le cadre plus authentique.
- Le woofing : en échange de quelques heures de travail quotidien dans une ferme bio, vous êtes nourri et logé gracieusement. Une expérience humaine et écologique, au contact de la nature et des gens du cru.
- Le camping : pour les amoureux du plein air, c’est l’option la plus économique. Certains “spots” offrent en plus des panoramas à couper le souffle. Avec un bon matériel, le confort est au rendez-vous.
Bien sûr, je m’offre aussi de temps à autre une nuit plus cosy dans une chambre d’hôte ou un petit hôtel de charme. Histoire de recharger les batteries. Mais globalement, alterner entre ces différentes formules d’hébergement permet de faire de belles économies.
5. Voyager léger pour éviter les frais de bagage
Depuis que les compagnies low-cost ont démocratisé le voyage, la plupart des transporteurs ont revu leur politique de bagages. Désormais, faire enregistrer une valise en soute devient vite un budget (parfois plusieurs centaines d’euros), surtout si on multiplie les vols…
La parade est simple comme bonjour : apprendre à voyager léger ! À titre personnel, en limitant mes effets au strict nécessaire, j’arrive sans mal à tout faire rentrer dans un sac cabine (en général 50 x 40 x 20 cm) et un petit sac à dos.
Si ça peut vous aider, voici ma check-list minimaliste, quel que soit le voyage :
- 5 tee-shirts,
- 2 chemises à manches longues,
- 2 pulls,
- 2 pantalons,
- 1 short / 1 jupe,
- Des sous-vêtements pour une semaine,
- 1 paire de baskets confortables,
- 1 paire de sandales,
- 1 veste imperméable,
- 1 paire de lunettes de soleil,
- 1 trousse de toilette réduite,
- 1 serviette en microfibre,
- 1 gourde.
Je complète parfois avec quelques accessoires adaptés à la destination (maillot de bain, chaussures de rando, lunettes de plongée et tuba,…) mais toujours avec parcimonie. L’idée est de pouvoir porter tout son barda sans souffrir !
Évidemment, cette garde-robe minimaliste implique de faire quelques lessives en cours de route. Mais la plupart des hébergements sont équipés pour cela. Et au pire, un bon vieux lavage à la main et un peu de savon de Marseille font l’affaire. C’est aussi ça l’esprit “globe-trotteur” !
6. Se déplacer malin avec les transports locaux
Sur place, exit le taxi et la voiture de location hors de prix ! Quand je veux économiser pour me déplacer d’une ville à l’autre, j’utilise principalement les transports en commun locaux. Train, bus, tuk-tuk, métro, ferry… Ils sont souvent très bon marché et permettent de côtoyer la population (par contre il faut parfois négocier sec, surtout avec les tuk-tuk qui ont tendance à nous appliquer un tarif “touriste”… 🤡).
Avant mon départ, je me renseigne sur le réseau existant et les tarifs pratiqués. Beaucoup de compagnies proposent des pass multi-trajets ou des abonnements temporaires à prix réduits pour les voyageurs. Ça vaut le coup de faire un tour sur leur site web ou de passer en agence une fois sur place.
Quand je veux sortir des sentiers battus, le stop reste une valeur sûre. Certes, on est tributaire de la générosité des automobilistes. Mais quelle meilleure façon de découvrir un pays que par la lorgnette de ses habitants ? Perché sur un pick-up bringuebalant au milieu des montagnes d’Asie centrale ou embarqué dans une Coccinelle vintage sur la Panamericana, j’ai vécu des moments absolument magiques en jouant du pouce.
7. Manger local et hors des zones touristiques (avec précaution selon les lieux)
Rien de tel pour se ruiner en voyage que de manger midi et soir au restaurant, qui plus est dans les quartiers prisés des visiteurs. Pour limiter la note et dépenser le moins d’argent possible, j’ai pris le pli de me préparer moi-même mes repas, au moins en partie.
La plupart des hébergements disposent d’une cuisine collective où concocter ses petits plats. J’en profite pour faire le plein de produits frais et locaux sur les marchés. Non seulement c’est économique mais en plus, c’est une expérience culturelle et gustative passionnante.
Quand l’envie d’un bon resto me prend, je m’éloigne des zones touristiques où les tarifs sont gonflés et la qualité parfois décevante. Je préfère fureter dans les ruelles populaires et m’attabler là où les autochtones ont leurs habitudes.
Warung indonésiens, tandoor pakistanais, cantinas vénézuéliennes… C’est dans ces modestes échoppes qu’on déguste les meilleurs plats, pour une poignée de pièces seulement. Par contre, attention à bien choisir pour éviter la fameuse “Tourista”… 🥴
Enfin, les marchés de rue et autres street food sont mes alliés pour me régaler sur le pouce à moindre coût. Brochettes, sandwichs, salades… De Bangkok à La Paz en passant par Palerme, les étals regorgent de douceurs à picorer sans se ruiner. Il suffit de choisir les stands qui ont la cote auprès des locaux pour ne pas être déçu.
8. Profiter des activités gratuites et bons plans
Contrairement aux idées reçues, s’éclater en voyage ne rime pas forcément avec grosses dépenses.
Moyennant un peu de recherches, on déniche une foule d’activités sympa et peu onéreuses voire totalement gratuites.
Voici quelques exemples de mes occupations favorites à budget mini :
- Se balader dans les parcs et jardins publics.
- Visiter les musées lors des nocturnes à tarif réduit.
- Assister à des spectacles de rue et des concerts gratuits.
- Emprunter des sentiers de randonnée balisés.
- Pique-niquer sur la plage ou dans un spot nature.
- Arpenter les marchés traditionnels et artisanaux.
- Se perdre dans les ruelles typiques des vieux quartiers.
- Faire une free walking tour guidée par un local.
En me renseignant auprès de l’office de tourisme ou sur les sites web spécialisés, je déniche aussi de chouettes bons plans. Réductions, pass multi-activités, offres combinées… En y consacrant un peu de temps, on trouve de quoi s’en mettre plein les mirettes sans se ruiner.
9. Optimiser les frais bancaires à l’étranger
Retirer de l’argent ou payer avec sa carte bancaire à l’étranger peut vite coûter bonbon en frais divers.
Mais heureusement, il existe des astuces pour économiser sur ces frais :
- Ouvrir un compte dans une banque en ligne qui n’applique pas de commissions sur les paiements et retraits hors zone euro. Des établissements comme Revolut, N26 ou Boursorama proposent des offres très compétitives pour les voyageurs.
- Privilégier les retraits dans les distributeurs des banques locales, qui sont souvent moins gourmands en frais que ceux des opérateurs internationaux.
- Retirer des sommes conséquentes en une seule fois plutôt que de multiplier les retraits de petits montants, histoire de limiter les frais fixes.
- Payer directement en monnaie locale avec sa carte, sans passer par l’option de conversion proposée par le terminal de paiement. Le taux appliqué par sa banque est souvent plus intéressant.
- Faire une partie de son change avant le départ, en comparant les taux pratiqués en bureau de change ou en ligne. On évite ainsi de se retrouver sans cash à l’arrivée.
10. Bien choisir son assurance voyage pour ses vacances
Une assurance voyage est parfois incluse avec votre carte bleue sans avoir de frais supplémentaires à rajouter, à condition d’acheter vos billets d’avion avec. Votre assurance habitation peut également vous couvrir dans certains cas.
Cependant, toutes les cartes bleues ne proposent pas forcément ce type d’assurance de manière automatique.
Si votre carte ne vous couvre pas, il faudra alors réfléchir à rajouter un peu d’argent pour vous offrir une bonne assurance. Cela peut vous éviter bien des tracas et des frais en cas de pépin.
Imaginez que vous tombiez malade, que vous vous blessiez ou qu’on vous vole vos affaires… Ça peut vite coûter beaucoup d’argent (et ruiner les vacances).
Si vous décidez de prendre une assurance pour votre voyage, il vous faudra alors vérifier que les garanties essentielles suivantes sont bien incluses avant de souscrire un contrat d’assurance voyage :
- Le rapatriement médical en cas de problème de santé grave nécessitant un retour anticipé dans son pays d’origine.
- Les frais médicaux et d’hospitalisation à l’étranger, qui peuvent atteindre des sommes astronomiques dans certains pays comme les États-Unis.
- La responsabilité civile, qui couvre les dommages causés à des tiers pendant le voyage.
- L’assurance bagages, qui rembourse tout ou partie de ses effets en cas de vol, perte ou détérioration.
- L’assistance juridique, qui prend en charge les frais d’avocat et de procédure en cas de litige.
- L’assurance annulation, qui rembourse les frais engagés si on doit renoncer à son voyage pour une raison couverte par le contrat (maladie, décès d’un proche, licenciement…).
Bien sûr, le niveau de couverture doit être adapté à la destination et à la nature du voyage. Je ne prendrais pas les mêmes garanties pour une virée de quelques jours en Europe que pour un trek de plusieurs semaines en Himalaya.
En adoptant ces quelques réflexes, on peut économiser facilement quelques dizaines voire centaines d’euros sur un long voyage. De quoi s’offrir une petite folie en plus ! Et vous, vous faites comment pour économiser pendant vos voyages ? Quels sont vos conseils ?