Conduire en Sardaigne : tout ce que vous devez savoir avant de prendre le volant

La Sardaigne est une destination de rêve pour les amoureux de nature sauvage, de plages paradisiaques et de villages authentiques. Mais c’est assez grand et, même s’il est possible de se déplacer en transports en commun, le plus simple est de louer une voiture pour pouvoir vous aventurer partout et profiter pleinement de toutes ses merveilles.

Par contre, autant que je vous le dise tout de suite, prendre la route là-bas, ça peut être un peu déroutant quand on n’est pas habitué (mais je vous rassure, on s’y fait vite). Alors je vais vous dire tout ce que j’aurais aimé savoir avant de prendre le volant sur les routes sardes !

Louer une voiture en Sardaigne : comment ça se passe ?

location voiture sardaigne

Lors de mon road trip en Sardaigne, j’ai hésité à louer une voiture mais avant de partir, j’ai vite compris que la voiture était le moyen de transport idéal pour sillonner l’île à mon rythme et voir tout ce que je voulais voir.

Eh oui, là-bas, les transports en commun ne desservent pas toutes les régions et sont peu fréquents en dehors des grandes villes comme Cagliari, Sassari ou Olbia.

Alors, si vous avez le permis et que vous êtes à l’aise au volant, il n’y a pas trop de questions à se poser, il faut louer une voiture. C’est l’assurance de vivre une expérience authentique au plus près des sardes et de leurs traditions. Et croyez-moi, entre mer turquoise, montagnes escarpées, vestiges archéologiques et villages perchés, les paysages valent le détour !

Pour trouver la perle rare, vous pouvez vous rendre directement dans les agences de location présentes dans les aéroports de Cagliari, Olbia et Alghero ou dans leur bureau de ville. Les grandes enseignes internationales comme Hertz, Avis, Europcar sont implantées aux côtés d’agences locales.

Mais le mieux reste de louer la voiture avant de partir pour éviter de se faire matraquer par les tarifs en arrivant sur place.

Personnellement, pour louer mes voitures en vacances, je passe toujours par BSP Auto, je trouve que c’est le comparateur le plus simple à utiliser et qui propose les meilleurs tarifs.

En ce qui concerne les prix, ils varient bien évidemment selon la catégorie du véhicule, la période et la durée de location. Comptez en moyenne :

  • Location d’une petite citadine : à partir de 40 €/jour
  • Location d’une voiture moyenne : à partir de 70 €/jour
  • Location d’un véhicule SUV : à partir de 50 €/jour
  • Location d’un monospace : à partir de 130 €/jour
  • Location d’une voiture de luxe : à partir de 220 €/jour

Si vous en avez les moyens et que vous comptez vous aventurer hors des sentiers battus, le mieux sera de louer un 4×4.

Vérifiez bien les conditions de location (franchise, assurance, km inclus, etc.) et les éléments à fournir. En général, il vous faudra :

  • un permis de conduire valide (depuis plus d’un an parfois),
  • une carte d’identité ou un passeport,
  • et une carte de crédit à votre nom (celui du conducteur principal).
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Une fois votre véhicule récupéré, vous serez alors prêt(e) à prendre la route. Mais c’est un peu particulier alors regardons le code de la route sarde plus en détail.

Le code de la route en Sardaigne : ce qu’il faut savoir

Conduite à droite, priorité à droite, limitations de vitesse… Au premier abord, conduire en Sardaigne ressemble beaucoup à la conduite en France. Pourtant, il existe quelques particularités à connaître avant de prendre la route sur cette île.

Les limitations de vitesse en Sardaigne

Tout d’abord, sachez que les limitations de vitesse sont les suivantes :

  • 50 km/h en ville.
  • 90 km/h sur route.
  • 110 km/h sur voie rapide (il n’ont pas d’autoroute).

Mais en Sardaigne, ces chiffres semblent purement indicatifs. D’ailleurs vous verrez assez vite que les conducteurs sardes les considèrent comme de simples éléments de déco. Habitués aux routes sinueuses, ils vont tous à leur rythme sans en tenir compte et ont tendance à avoir le pied lourd sur l’accélérateur, notamment sur les grands axes. Restez donc vigilants et ne cherchez pas à suivre leur rythme si vous n’êtes pas à l’aise.

Et si vous décidez de respecter les limitations de vitesse, vous pourriez bien être déstabilisé(e) car les panneaux de limitation de vitesse sont plutôt fantaisistes. Il n’est en effet pas rare de voir plusieurs panneaux qui se contredisent à seulement quelques mètres d’intervalle (et même des panneaux 90 juste avant des virages en épingle !).

Comme je suis assez respectueux du code de la route je n’étais pas vraiment serein pour mon permis puisqu’en plus il y a des panneaux “contrôle radar” assez fréquemment sur les routes. En réalité, ces panneaux sont des leurres ! Je vous explique…

Les radars en Sardaigne : plus de leurres que de flash

Quand on circule sur les routes sardes on voit très souvent apparaître des panneaux “contrôle radar” (controllo elettronico della velocità) censés avertir qu’un radar automatique se trouve dans le coin. Or, après avoir pas mal eu peur pour mon permis et avoir discuté avec des locaux, ils m’ont expliqué qu’il n’y avait en réalité aucun radar.

Et eux le savent puisqu’ils roulent sans en tenir compte 😅

Du coup, à l’heure où j’écris ces lignes, vous n’avez normalement pas à vous en faire.

En revanche, comme en France, des contrôles mobiles peuvent être effectués par la police (surtout en haute saison) donc ne faites pas n’importe quoi non plus.

Le port de la ceinture et l’allumage des feux de croisement

Autre règle importante : depuis 2002, il est obligatoire de circuler avec les feux de croisement allumés même de jour et sur autoroute. Un réflexe à prendre dès le départ pour éviter une amende.

Ensuite, en Sardaigne comme partout en Italie, le port de la ceinture de sécurité est obligatoire à l’avant et à l’arrière. Les enfants de moins de 1m50 doivent être installés dans un siège auto homologué et adapté à leur taille et leur poids.

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L’alcool au volant en Sardaigne

Enfin, dernier point sur la réglementation : le taux d’alcoolémie maximal autorisé est de 0,5 g/L d’alcool dans le sang (0,2 g/L pour les jeunes conducteurs). En cas d’accident, même en l’absence de dépistage, vous pouvez être considéré comme en état d’ébriété. La prudence est donc de mise.

Circuler en Sardaigne : les pièges à éviter

Maintenant que vous connaissez les règles de base, parlons un peu de la réalité de la conduite en Sardaigne.

1. Emprunter les routes secondaires sans aucune précaution

route secondaire italie

Si les grands axes qui relients Cagliari à Olbia ou Sassari à Porto Torres sont bien entretenus, ce n’est pas toujours le cas des routes secondaires. Étroites, sinueuses et parfois trouées de nids de poule, elles demandent une conduite souple et anticipée.

Surtout qu’il n’est pas rare de voir en plein virage un sarde (ou un touriste) un peu trop ambitieux arriver à toute berzingue en face de vous. Alors, en voiture, on y va molo, on est pas pressé, c’est les vacances !

2. Conduire de nuit

Autre piège à éviter : la conduite de nuit. Entre l’absence d’éclairage, les animaux qui peuvent surgir et les virages serrés, mieux vaut éviter de circuler après le coucher du soleil, surtout si vous n’êtes pas familier du réseau routier sarde.

D’ailleurs, en parlant d’animaux, méfiez-vous des troupeaux de chèvres, nombreux dans la région. Elles n’hésitent pas à traverser sans prévenir ! Ralentissez à leur approche pour éviter tout accident.

3. Les zones à trafic limité

Dans les grandes villes (et certains villages) il existe des Zones à Trafic limité signalée par ces panneaux.

zone trafic limite italie

Si vous voyez ça, ne vous y aventurez pas avec votre voiture au risque de prendre une amende très salée.

Et attention, pour les plus téméraires d’entre vous, dans les villes il y a des caméras qui relèvent la plaque d’immatriculation à l’entrée de ces zones et si vous vous risquez à y entrer, vous aurez sûrement une surprise dans votre boîte au lettre en rentrant !

Et bien évidemment, si on ne peut pas y circuler en voiture, on ne peut pas y stationner non plus.

4. Les rabatteur de stationnement 

Côté stationnement, vous trouverez facilement des places gratuites dans les petits villages. Mais attention en arrivant dans les grandes villes !

Dans les villes plus touristiques comme Alghero, des parkings communaux payants sont à votre disposition mais des rabatteurs traînent aussi devant les places de stationnement gratuites et vous demandent quelques euros pour “veiller sur votre voiture” (spoiler alert : ils ne veilleront sur rien du tout 🙄).

Évitez de vous garer aux endroits où ils se trouvent car, si vous ne leur donnez rien, vous risquez de retrouver votre voiture avec une antenne cassée ou un rétro de travers.

Faire le plein en Sardaigne

Une fois au volant, il vous faudra sûrement faire le plein de carburant. Pas de panique, les stations-service sont nombreuses dans les villes et zones touristiques. Elles se font cependant plus rares au cœur des terres.

Le prix du carburant est globalement le même qu’en France métropolitaine.

En juillet 2024, comptez environ 1,80€/L pour le SP95 et 1,70€/L pour le gazole.

La plupart des stations acceptent les paiements en espèces et par carte bancaire. Certaines sont automatisées avec un automate CB 24h/24.

Mon conseil : si vous prévoyez de vous éloigner des sentiers battus, pensez à faire le plein de carburant avant de quitter la ville. Vous éviterez ainsi la panne sèche au milieu de nulle part.

Alors, êtes-vous prêts à prendre le volant pour découvrir la Sardaigne authentique ?

N’oubliez pas d’adapter votre conduite aux spécificités locales, de vous méfier des chèvres intrépides de l’île et de faire le plein de souvenirs à chaque étape. La Sardaigne est une terre de contrastes qui ne demande qu’à être explorée. Alors en voiture, andiamo!

2 réflexions au sujet de “Conduire en Sardaigne : tout ce que vous devez savoir avant de prendre le volant”

    • Bonjour Claude,

      Oui, en Sardaigne il est tout à fait possible de vous déplacer avec votre véhicule personnel. Selon le type de voiture possédée, il vous sera cependant peut être difficile d’accéder certains petits recoins (parfois pépites). Personnellement j’avais un 4×4, très pratique sur certains chemins en terre et pentus. Si vous avez une citadine, rassurez-vous, vous devriez tout de même pouvoir emprunter les axes majeurs sans aucun problème !

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